| Anti douleurs : Les plantes des névralgies |
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| Écrit par Wnn | |
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En infusion ou décoction, en compresses ou en frictions, les plantes peuvent s’avérer un recours efficace contre bien des douleurs névralgiques, de la migraine aux névralgies intercostales, en passant naturellement par les algies rhumatismales ou arthritiques. Les névralgies sont des douleurs dues à l’irritation d’un nerf et en suivent le trajet. Leur prévention ou leur réduction passent par de l’exercice ou en faisant assez régulièrement de la natation ou de la gymnastique, ou encore en pratiquant toute discipline susceptible de renforcer la colonne vertébrale, car de nombreuses névralgies proviennent de nerfs issus des vertèbres. Le matelas et l’oreiller peuvent également être fauteurs de troubles, et il convient de veiller à ce qu’ils ne soient ni trop durs ni trop mous. Quant aux antalgiques est-il nécessaire de préciser que le mieux est de choisir parmi les phytothérapiques ?
Contre les douleurs rhumatismales et goutteuses, on applique en usage externe, une huile de camomille préparée avec vingt grammes de fleurs sèches dans cent grammes d’huile d’olive chauffée deux heures au bain-marie et filtrée. Il est recommandé d’y ajouter dix grammes de camphre si l’on veut faire des frictions.
Cet expectorant et antispasmodique de l’appareil respiratoire est aussi fréquemment utilisé comme antinévralgique et décongestionnant, en cas de névralgies diverses : rhumatismes, névrites, ou même de plaies, brûlures, cors et durillons... mais en usage externe.
Contre les cors et durillons, on prescrit plutôt des feuilles confites dans du vinaigre. Contre les névrites et les cellulites douloureuses ainsi que pour certains rhumatismes, on conseille plutôt, mais toujours en usage externe, la décoction à raison de deux cents grammes de feuilles fraîches, ou, à défaut, d’une poignée de feuilles sèches, pour un litre d’eau. Enfin, on peut encore confectionner des cataplasmes composés d’un quart de feuilles de lierre (lewaye) fraîches et de trois quarts de farine de lin (kettane).
Il existe, bien évidemment, toutes sortes de préparation à base de menthe, sirops, elixirs, potions, etc. ainsi que des huiles essentielles que l’on utilisera plutôt en mélange avec de l’huile d’amande douce, que l’on appliquera en onction pour soulager les migraines ou les névralgies dentaires.
Lorsqu’on a des rhumatismes, les usages internes et externes sont tout autant recommandés, et l’on peut par exemple prendre une bonne tisane le matin au petit déjeuner, et se préparer des compresses de serpolet, que l’on a finement haché et fait légèrement chauffer avant de l’appliquer encore chaud dans une gaze. D’autres recettes conviennent également aux rhumatismes, et à l’arthritisme, comme le bain chaud à la décoction de serpolet (500 g/4 litres). Enfin, le serpolet macéré dans l’huile d’olive permet de confectionner des compresses très efficaces contre les piqûres d’insectes.
En usage externe, on l’emploi contre les contusions, les entorses et les plaies. L’infusion à usage interne se réalise avec une cuillère à café de plante coupée par tasse portée à ébullition puis infusée dix minutes. On en prend trois tasses par jour. Les compresses chaudes sur les contusions, entorses, plaies et névralgiques, se préparent en décoction de dix minutes d’une poignée par litre d’eau … bien qu’on préfère quelquefois remplacer l’eau par du vinaigre. Source : lesoirdalgerie.com
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