| Le THE Légendes et traditions |
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| Écrit par Wnn | |
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Aujourd’hui, le thé est la boisson la plus
consommée après l’eau. Pris régulièrement, c’est un allié de la
vitalité et de la forme. Il stimule sans énerver et permet un effort
intellectuel soutenu.
C’est aussi une mine de substances bénéfiques comme la vitamine B2 et les sels minéraux (calcium, magnésium, potassium et fer). Doté d’un très faible pouvoir calorique, il est l’allié idéal de la forme d’autant plus qu’il est consommé avec beaucoup d’eau.
La véritable histoire du thé est au moins aussi
intéressante que les nombreuses légendes qui entourent son origine. Le
théier est originaire d’Asie et fut sans aucun doute utilisé, comme de
nombreuses autres plantes, par le premier empereur chinois (Qin,
220/210 avant l’ère chrétienne); fasciné par les élixirs de vie
éternelle. Cependant, les premiers documents attestant de l’utilisation
du thé sous forme de potions médicinales, de boissons et d’aliments, ne
remontent qu’au IVe siècle, sous la dynastie Tang (619/904),
Les
Chinois commencèrent à boire suffisamment de thé pour assurer la
célébrité d’un ouvrage qui lui était consacré : Le “Cha ching”, décrit
comment le cultiver, le produire et l’apprécier. Il expliquait
également comment utiliser le “thé en brique”, à partir de feuilles de
thé étuvées, moulinées, broyées et comprimées en briques rondes faciles
à transporter. Pour préparer une boisson ou une soupe, la brique était
râpée et mélangée à d’autres ingrédients, tels que du sel, du riz, des
herbes, du lait et des oignons. Les nomades de Mongolie en achetaient
et en consommaient en grande qualité, ce type de thé leur étant vendu
comme une panacée.
Ils préparaient notamment les feuilles de thé avec
du sel, de l’ail et du poisson séché. C’est sous la dynastie Song
(960/1280) que les raffinements de la culture de cette boisson
s’épanouirent à la fois en Chine et au Japon. La vogue était alors au
thé en poudre et à la porcelaine délicate, et les premières maisons de
thé firent leur apparition. Nombre de rituels élégants pratiqués
aujourd’hui lors de la cérémonie de thé au Japon sont apparus à cette
période. Les thés noirs, verts que nous connaissons aujourd’hui ont été
créés sous la dynastie Ming (1368/1644). C’est également à cette époque
que s’est répandu l’usage des théières. Le thé a été importé en Europe
en 1610 par les Hollandais et leur compagnie des Indes occidentales.
Les rumeurs qui attribuaient la longévité des Chinois à sa consommation
firent accepter plus facilement son prix élevé. Vers 1650,
les
Hollandais l’importèrent en Amérique, mais les Anglais reprirent
rapidement un des symboles de l’oppression imposée par les Britanniques
aux colonies américaines, à tel point qu’en décembre 1773, des colons
révoltés jetèrent des caisses dans le port de Boston. Cette célèbre “Boston Tea Party” annonçait la révolution américaine... et les
Américains ne redécouvrirent le goût du thé que longtemps après.
Il est
d’ailleurs lié à d’autres faits historiques comme la guerre de l’opium
en Chine au XIXe siècle. Il marque aussi la suprématie maritime de
l’Angleterre renforcée au XIXe siècle par son transport par mer, sur
les fameux “Tea Clippers”, voiliers de plus en plus rapides et objets
de vive concurrence entre les différentes compagnies maritimes de
l’époque, jusqu’à l’apparition des bateaux à vapeur.
Aujourd’hui, après
l’eau, c’est la boisson la plus universelle, préparée différemment
selon les origines, les coutumes et les religions. On en produit chaque
année 2 600 000 tonnes environ. 1 200 milliards de tasses sont bues par
an, soit 36 000 à la seconde, ce qui correspond à une consommation
annuelle moyenne de 600 grammes par habitant. Boisson nationale dans
certains pays, boisson d’exception dans d’autres, partout boisson
recherchée pour ses qualités de fraîcheur, son goût, son infinie
diversité et ses bienfaits.
Source : lesoirdalger
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