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Six à 10 % des enfants de 7 ans souffriraient d'énurésie. Cette affection s'améliore généralement avec le temps : on compte ainsi environ 15 % de guérisons spontanées par an entre 5 et 10 ans. Les traitements peuvent être initiés à partir de l'âge de 7 ans.
En première intention, il convient de rechercher une éventuelle cause
organique d'ordre urologique, néphrologique ou neurologique. En son absence, le traitement de l'énurésie commence par des
mesures éducatives et comportementales, qui impliquent à la fois parents
et enfants. Il s'agit de limiter l'absorption de boissons en fin de
journée, de supprimer les couches, ou encore de tenir un calendrier des
nuits sèches.
Si ces méthodes échouent, une thérapie comportementale
peut être envisagée. Elle repose sur des systèmes d'alarme type «
pipi-stop » : l'émission involontaire d'urines déclenche un signal que
l'enfant doit lui-même éteindre. En dernier ressort, on peut recourir à
un traitement médicamenteux agissant sur la réabsorption de l'eau au
niveau du rein. Le traitement est limité à 3 mois, renouvelable une
fois, à la posologie minimale efficace. Il est efficace chez 60 à 70 %
des enfants, mais les rechutes à l'arrêt du traitement sont fréquentes.
Plutôt contraignant, il peut entraîner par ailleurs de nombreux effets
indésirables : augmentation rapide du poids, fatigue, manque d'appétit,
nausées, vomissements, maux de tête, agitation, irritabilité, confusion,
somnolence, etc. Enfin, les cas les plus difficiles peuvent être
traités par la prise d'antidépresseurs et un suivi par un
pédopsychiatre.
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