La mauvaise hygiène bucco-dentaire des Français |
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Écrit par Wnn
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On savait déjà que l'hygiène dentaire (et plus largement corporelle) des Français laissait à désirer. Une récente enquête nous apprend, de surcroît, qu'elle a plutôt tendance à se détériorer.
Le dernier baromètre Sensodyne®/Ifop, « Les Français et la sensibilité dentaire », réalisé en juillet 2011 auprès de 1 000 adultes, a été présenté la semaine dernière au congrès de l'Association dentaire française. Il indique que seuls 53 % des sondés se lavent les dents deux fois par jour en 2011, contre 58 % en 2008. Ils sont aujourd'hui 31 % à ne réaliser qu'un seul brossage quotidien, contre 24 % en 2008. Comme on pouvait s'y attendre, les femmes sont plus à cheval sur ces questions d'hygiène : elles sont 59 % à se brosser les dents deux fois par jour, contre 48 % des hommes. Pourtant elles sont plus nombreuses à souffrir de sensibilité dentaire (52 % des femmes, contre 32 % des hommes). Les experts attribuent cette différence à des brossages trop appuyés. Le docteur Céline Gaucher, chirurgien-dentiste, rappelle qu'il est conseillé de faire « 2 brossages par jour, pendant 3 minutes, après le petit déjeuner et après le dîner, ainsi qu'une mesure d'hygiène à l'heure du déjeuner, comme un rinçage de bouche, par exemple, pour plus de praticité ». La mauvaise hygiène bucco-dentaire entraîne une détérioration de la gencive, elle-même à l'origine d'une sensibilité de la dentition et d'un risque accru de caries ; 42 % des personnes se plaignent de sensibilité dentaire, dont certaines depuis plus de 5 ans. Ainsi 63 % des individus concernés laissent se réchauffer ou se refroidir certains aliments ou boissons et 41 % évitent même de consommer les soupes chaudes et les glaces. Pour ne pas déclencher de douleurs, les personnes sensibles finissent par passer la brosse superficiellement sur les zones sensibles, voire même y renoncer. Pourtant il existe des dentifrices désensibilisant et des brosses à dents souples qui, utilisés régulièrement, permettent le plus souvent d'éviter le recours à la chirurgie.
Source lepoint.fr
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