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La
douleur pelvienne est le signe d’appel le plus fréquemment rencontré en
pathologie gynécologique. Un examen clinique soigneux, aidé d’examens
complémentaires de routine, permet le plus souvent un diagnostic
étiologique et une prise en charge spécifique.
01Introduction
La
conduite à tenir devant une douleur pelvienne de la femme pose à la
fois un problème de diagnostic et de thérapeutique. La première étape
consiste à rattacher la douleur à une pathologie gynécologique ou
extragynécologique. La deuxième étape consiste à différencier le
symptôme « douleur aiguë » du symptôme « douleur chronique » qui est
pour ce dernier le plus souvent plurifactoriel. La douleur aiguë est
une urgence thérapeutique imposant une démarche étiologique et dont le
traitement, parfois chirurgical, permet rapidement la sédation. La
douleur chronique impose un bilan lésionnel complet, la recherche d’une
cause somatique, de facteurs d’entretien associés et si possible un
traitement étiologique ou à défaut un traitement symptomatique de
qualité.
02Examen clinique
Il permet le plus souvent d’orienter le praticien vers une étiologie et
de faire un choix parmi les examens complémentaires permettant d’étayer
le diagnostic. Les caractéristiques de la douleur doivent être
précisées : la topographie, les irradiations, l’intensité, le mode de
début ainsi que l’évolution et le caractère cyclique. Ces informations
doivent être replacées dans le contexte propre à la patiente. Pour ce
faire, il convient de préciser l’âge, le statut pré ou
postménopausique, les caractéristiques des cycles menstruels, la date
des dernières règles, le type de contraception éventuellement utilisé
et les antécédents médicaux, chirurgicaux, gynécoobstétricaux,
infectieux, notamment de salpingite et/ou de maladies sexuellement
transmissibles. Parfois, outre la douleur, peuvent coexister des signes
fonctionnels d’accompagnement de grande valeur, soit en faveur d’une
étiologie extragynécolo- gique tels que des nausées, des vomissements,
des troubles du transit, des brûlures mictionnelles et une pollakiurie,
soit en faveur d’une étiologie gynécologique tels que les signes
sympathiques de grossesse, l’existence de saignements d’origine
génitale et de leucorrhées. Enfin, il convient de ne pas omettre de
préciser l’existence de signes généraux (syndrome infectieux, anémique).
L’examen général recherche d’emblée une instabilité hémodynamique
(pâleur, tachycardie, hypotension) qui fait suspecter une hémorragie
aiguë. L’inspection de l’abdomen permet de noter l’existence de
cicatrices, notamment d’une incision de McBurney ou ombilicale
correspondant à une cœlioscopie qui peut ne pas être reconnue par la
patiente comme une véritable intervention chirurgicale. Une position
antalgique (psoïtis) peut être retrouvée ou une voussure
abdominopelvienne pouvant évoquer une masse utérine, une formation
annexielle ou un globe vésical. La palpation douce intéresse l’ensemble
des quadrants abdominaux en terminant par la zone électivement
douloureuse. Elle comporte également la palpation des fosses lombaires.
Une défense ou une contracture pelvienne est recherchée. Cet examen
abdomino- pelvien est systématiquement complété par l’exploration de la
vulve et du périnée, à la recherche d’une tuméfaction et/ou d’une
malformation. L’examen sous spéculum permet inconstamment de rattacher
la symptomatologie à la sphère génitale. Il permet de préciser
l’origine d’un saignement, l’aspect du col, de la glaire, la présence
de fils de stérilet, l’existence de leucorrhées, et d’effectuer si
besoin dans le même temps des prélèvements à visée bactériologique et
cytologique. Le toucher vaginal associé à la palpation sus-pubienne est
déterminant en identifiant la zone douloureuse, la douleur à la
mobilisation utérine et les caractéristiques d’une masse utérine ou
annexielle (taille, consistance et mobilité). La douleur provoquée
reproduit la douleur spontanée. Le toucher rectal complète cet examen.
Il a une valeur diagnostique, notamment chez les patientes vierges, et
permet d’éliminer une pathologie rectale. L’examen clinique permet un
diagnostic étiologique d’orientation avec une sensibilité estimée à
85%. Elle diffère sensiblement en fonction de la pathologie. La valeur
prédictive positive de l’examen clinique est également bonne
puisqu’elle est d’environ 80%. De ce fait, un examen clinique anormal
permet d’évoquer l’organicité de la pathologie. La mauvaise valeur
prédictive négative de l’examen clinique fait, qu’à l’inverse, sa
normalité ne permet en aucun cas d’être rassurante.
03Diagnostic étiologique
Le
diagnostic étiologique des douleurs pelviennes chez la femme est
orienté par les informations obtenues par l’examen clinique. Nous
envisagerons dans un premier temps les affections extragynécolo-
giques, puis dans un deuxième temps, les pathologies gynécologiques en
les différenciant en fonction du caractère aigu ou chronique de la
douleur. Enfin, nous proposerons une attitude pratique lorsque l’examen
clinique est peu contributif.
Certains signes cliniques associés à des douleurs pelviennes permettent
d’évoquer de première intention une pathologie extragynécologique.
C’est le cas de l’existence d’une douleur spontanée ou provoquée de la
fosse lombaire ou d’un arrêt des gaz et/ou des matières. Trois
pathologies extragynécologiques doivent systématiquement être évoquées
: le syndrome appendiculaire,la colique néphrétique et/ou la
pyélonéphrite, ainsi qu’une gastroentérite (tableau I). Afin de confirmer
ces diagnostics, il est possible de faire appel à des examens
complémentaires de routine tels qu’une numération formule sanguine à la
recherche d’une hyperleucocytose, un dosage de la CRP (C reactive
protein) et une bandelette urinaire.
Douleurs pelviennes aiguës
Il est difficile de faire
un catalogue des différentes étiologies gynécologiques pouvant générer
des douleurs pelviennes. Toutefois, il convient d’insister sur les
principales étiologies que sont la grossesse extra-utérine (GEU), les
infections génitales hautes et les syndromes abdominaux aigus relevant
de diverses pathologies gynécologiques.
1-Grossesse extra-utérine
Elle
doit être systématiquement éliminée chez toute femme en âge de
procréer. Un faisceau d’arguments permet le diagnostic dont les
antécédents de maladies sexuellement transmis- sibles (infection à
Chlamydiae), de salpingites, de plastie tubaire et d’infertilité.
L’interrogatoire recherche la notion de retard des règles. La douleur
est le plus souvent d’apparition soudaine, mais d’évolution variable
pouvant s’atténuer, voire disparaître temporairement. Dans la forme
classique, les algies pelviennes sont latéralisées, associées à des
métrorragies et à une masse annexielle. Le diagnostic de grossesse doit
être confirmé, et dans ce contexte spécifique il est possible de demander
de première intention un dosage quantitatif des hCG (human chorionic
gonadotrophin). Le diagnostic doit être confirmé par une échographie
pelvienne qui associe systématiquement un abord sus-pubien et
transvaginal. À l’échographie, le plus souvent coexistent une vacuité
utérine et une masse annexielle en cocarde. Un sac gestationnel
extra-utérin est parfois visualisé avec un écho embryonnaire présentant
rarement une activité cardiaque. L’épanchement intra-abdominal n’est
pas systématique. Le diagnostic de GEU peut être évoqué en échographie
pour un dosage de hCG supérieur ou égal à 1 000 UI/mL. En effet, pour
une valeur égale ou supérieure à ce taux, il est possible par voie
transvaginale d’affirmer l’existence d’une grossesse intra-utérine. Le
diagnostic de GEU impose une prise en charge urgente dans un service
spécialisé.
2-Infections génitales hautes
Elles
représentent la deuxième cause d’algies pelviennes aiguës. Le début est
parfois brutal mais le plus souvent d’aggravation progressive. La
douleur est pelvienne, bilatérale, parfois généralisée à l’ensemble du
pelvis lorsqu’il s’agit de formes évoluées (pyosalpinx,
pelvipéritonite). Dans ces formes compliquées, des signes digestifs
peuvent coexister, notamment à type de diarrhées. Les signes
d’accompagnement, dont la fièvre et les leucorrhées orientent vers une
origine infectieuse. Les touchers pelviens retrouvent une douleur des
culs-de-sac, une mobilité douloureuse de l’utérus et parfois une masse
nettement individualisable uni- ou bilatérale Les examens
complémentaires nécessaires sont la CRP et la numération formule
sanguine qui, outre leur valeur diagnostique, permettent d’apprécier
l’évolution sous traitement. Les prélèvements bactériologiques,
notamment l’examen au direct orientent la thérapeutique. L’échographie
pelvienne peut être normale ou retrouver une image annexielle
hétérogène plurilobée évoquant des trompes dilatées. Le passage de la
sonde vaginale reproduit la douleur. L’épanchement du Douglas est rare.
La sensibilité du diagnostic clinique permet d’identifier 40 à 65% des
infections génitales hautes avec une valeur prédictive positive
d’environ 60% En fonction de l’âge de la patiente, du désir de
grossesse et du tableau clinique est discuté soit un traitement
antibiotique d’épreuve, soit une exploration microcœlioscopique ou
cœlioscopique à visée diagnostique et thérapeutique. À l’inverse de ce
tableau clinique, il convient d’insister sur la fréquence des formes
paucisympto matiques, trompeuses (formes pseudoabortives digestives),
voire tronquées par une antibiothérapie préalable. C’est dans ces
contextes que peuvent se justifier une microcœlioscopie et/ou une
cœlioscopie à visée diagnostique.
3-Syndromes pelviens aigus d’autres origines
Ce
chapitre recouvre un ensemble de pathologies gynécologiques pouvant
être associées ou non à une grossesse. Dans le contexte de la
grossesse, il peut s’agir d’une complication liée à son évolution
(fausse couche spontanée) ou d’une pathologie associée à la grossesse,
notamment à la rupture d’un corps jaune gravidique qui
échographiquement associe une grossesse normalement évolutive, une
masse annexielle électivement douloureuse au passage de la sonde, et
parfois un épanchement du Douglas. Toutefois, il est à noter, notamment
dans le cadre de l’aide médicale à la procréation, la possibilité d’une
grossesse hétérotopique, associant à la fois une GEU et une grossesse
intra-utérine. En dehors du contexte de grossesse, l’existence d’une
masse annexielle associée à une douleur fera évoquer en premier lieu
une torsion d’annexe et en deuxième lieu un kyste hémorragique.
L’échographie pelvienne trouve dans ces circonstances une place
privilégiée dans le diagnostic étiologique.
Douleurs pelviennes chroniques
Elles
sont défnies comme des douleurs existant depuis plus de 6 mois.
Toutefois, il semble plus légitime de parler de douleurs chroniques en
présence d’algies persistant depuis plusieurs semaines et/ou résistant
aux antalgiques usuels. Parmi les différentes causes, on individualise
les syndromes prémenstruels, les dysménorrhées et l’endométriose. Par
ailleurs, diverses pathologies gynécologiques peuvent être responsables
de douleurs pelviennes chroniques que nous résumerons dans un
paragraphe spécifique.
1-Syndromes prémenstruels
Ils sont une cause fréquente de consultation. En effet, plus de 25% des
patientes présentent à des degrés divers des signes évocateurs.
Cependant, ces syndromes sont considérés importants dans 2 à 15% des
cas. Le diagnostic repose sur un cortège de signes qui, outre la
douleur pelvienne, associe une sensation de tension mammaire, une prise
de poids, une impression de gonfiement, des céphalées et des troubles de
l’humeur. Plus inconstamment peuvent être notés des signes digestifs,
cutanés, voire ostéoarticulaires. Le diagnostic est exclusivement
clinique reposant sur l’interrogatoire, l’examen clinique et
l’utilisation d’un calendrier d’autoévaluation. Les examens
complémentaires sont peu contributifs à l’établissement du diagnostic.
Le traitement est basé sur des règles hygiénodiététiques en limitant
les causes de stress et en évitant le tabagisme, la consommation
d’alcool et de café. Les thérapeutiques médicamenteuses préconisées
sont la progestérone micronisée à la dose de 300mg/j ou la
dydrogestérone (20mg/j du 12e au 26e jour du cycle) et le nomégestrol
acétate (5mg/j). Parfois, le recours à une contraception à climat
progestatif et à des psychotropes est nécessaire.
2-Dysménorrhées
Elles sont définies par la survenue de douleurs contemporaines des
menstruations. On distingue la dysménorrhée primaire survenant
précocement après la ménarche qui est le plus souvent essentielle, de
la dysménorrhée secondaire qui doit faire rechercher une étiologie
organique. La dysménorrhée primaire impose, cependant, notamment chez
la jeune fille pubère, d’éliminer une malformation de la filière génitale
dont l’imperforation hyménéale qui associe un hématocolpos. En dehors
du contexte malformatif, le traitement de la dysménorrhée primaire
repose sur l’utilisation des associations de paracétamol et de codéine
(Efféralgant codéine, Dafalgant, Codolipranet) et les
anti-infiammatoires non stéroïdiens, voire les œstroprogestatifs. La
dysménorrhée secondaire doit être traitée, après élimination d’une
pathologie organique (sténose cervicale, adénomyose, synéchies,
dispositifs intra-utérins) par les anti-infiammatoires non stéroïdiens.
3-Endométriose
La dysménorrhée d’origine endométriosique a pour caractéristique
d’être secondaire, retardée (deuxième jour des règles) et progressive.
Elle est associée à une dyspareunie profonde, une infertilité, ainsi
que parfois à un ténesme et des saignements. L’examen clinique permet
d’évoquer le diagnostic si des lésions endométriosiques sont visibles
au spéculum dans le cul-de-sac postérieur ou si le toucher vaginal
identifie un nodule au niveau des ligaments utérosacrés réveillant la
douleur, une rétroversion utérine fixée et/ou une masse annexielle. Les
explorations complémentaires peuvent étayer la suspicion clinique si, à
l’échographie, une formation kystique finement échogène à paroi épaisse
est visible, évoquant un endométriome. L’hystérographie décèle les
signes évocateurs d’une adénomyose (angulation en baïonnette de
l’isthme, tuba erecta des cornes utérines). L’imagerie par résonance
magnétique permet de révéler les implants endométriosiques sous la
forme de lésions hyperintenses en T1 et T2. Le dosage plasmatique du CA
125 est incons- tamment élevé. Cependant, les examens complémentaires
peuvent ne pas orienter vers une vers une endométriose et dans ce cas
il est licite devant une forte suspicion clinique de faire appel à une
cœlioscopie diagnostique et thérapeutique permettant le traitement des
implants péritonéaux et/ou l’exérèse de nodules endométriosiques. Le
traitement médical repose sur l’utilisation d’analogues de la LH-RH
(luteinizing hormone- releasing hormone), mais également sur
l’utilisation du danazol et les progestatifs type promégestone.
4-Autres causes gynécologiques
Les étiologies de douleurs chroniques sont particulièrement
nombreuses. Nous ne ferons que rappeler les principales. Parmi
celles-ci, il convient de souligner l’importance des séquelles
d’infection pelvienne, dont le diagnostic est facile quand il existe
des antécédents de salpingite ou d’infection à Chlamydiae. Le
diagnostic peut être évoqué par une hystérosalpingographie retrouvant
des lésions évocatrices d’adhérences, ainsi que par l’étude
bactériologique des sécrétions vaginales complétée par l’analyse des
sérologies à Chlamydiae, dont l’appréciation des immunoglobulines A.
Parfois le diagnostic reste plus incertain, imposant une exploration
microcœlioscopique ou cœlioscopique.
La pathologie veineuse pelvienne est également souvent
sous-estimée. Le diagnostic clinique est difficile et les explorations
complémentaires peu contributives en dehors de la visualisation de
varices pelviennes à l’échographie. Le traitement repose sur
l’utilisation des veinotoniques. Le traitement chirurgical ne doit être
réservé qu’aux échecs de ce traitement.
Les anomalies de la statique pelvienne
peuvent également être source de douleurs chroniques et de dyspareunie.
Le diagnostic est clinique et la prise en charge chirurgicale peut être
préconisée après échec de la rééducation.
Douleurs pelviennes d’étiologie incertaine
Malgré une analyse sémiologique soigneuse, il est possible que l’examen
clinique ne puisse pas donner suffisamment d’informations pour établir
un diagnostic étiologique, tant pour les douleurs aiguës que chroniques.
Dans ce contexte, les examens biologiques doivent permettre dans un
délai minimal une orientation diagnostique. Les principaux examens sont
la numération formule sanguine, la CRP, le dosage des hCG plasmatiques,
la bandelette urinaire, ainsi que l’étude bactériologique des sécrétions
vaginales. Ce bilan biologique est complété par une exploration
échographique. Nous proposons un arbre décisionnel contribuant à
l’établissement d’une stratégie diagnostique et thérapeutique.
04Traitement
Malgré une analyse sémiologique soigneuse, il est possible que
l’examen clinique ne puisse pas donner suffisamment d’informations pour
établir un diagnostic étiologique, tant pour les douleurs aiguës que
chroniques. Dans ce contexte, les examens biologiques doivent permettre
dans un délai minimal une orientation diagnostique. Les principaux
examens sont la numération formule sanguine, la CRP, le dosage des hCG
plasmatiques, la bandelette urinaire, ainsi que l’étude bactériologique
des sécrétions vaginales. Ce bilan biologique est complété par une
exploration échographique. Nous proposons un arbre décisionnel
contribuant à l’établissement d’une stratégie diagnostique et
thérapeutique envisagée, soit chirurgicale d’emblée imposant dans le
contexte gynécologique une prise en charge le plus souvent
endoscopique, soit médicale qui sera associée à une réévaluation
secondaire. Le traitement médical doit être étiologique, c’est le cas
des antibiotiques dans le cadre des infections génitales hautes, mais
aussi symptomatique, reposant sur l’utilisation des antalgiques. Le
choix de la thérapeutique antalgique est fonction de l’intensité de la
douleur ainsi que de sa résistance aux médications. Pour les douleurs
légères, on privilégie l’utilisation de médicaments non opiacés par
voie orale ou sublinguale tels que le paracétamol et les
anti-inflammatoires non stéroïdiens à doses antalgiques. Pour obtenir
cet effet antalgique, il convient de donner des doses suffisantes de
produits actifs. L’action antalgique du paracétamol est dose dépendante
: une posologie de 3 g/24 h est recommandée. Des doses équivalentes
sont nécessaires si l’on préconise l’utilisation de l’aspirine. Des
associations de paracétamol et codéine peuvent également être
prescrites (Efféralgant codéine, Dafalgant, Codolipranet). Les
anti-inflammatoires non stéroïdiens à visée antalgique sont représentés
par les dérivés des acides propionique et méfénamique. L’acide
méfénamique peut être préconisé à des doses maximales de 1 500mg/j pour
une durée au plus de 5 jours (Ponstylt, Antadyst). Les dérivés de
l’acide propionique sont nombreux tels que l’ibuprofène (Advilt,
Algifènet, Nurofent). Pour les douleurs légères à modérées, les opiacés
faibles agonistes associés éventuellement aux non opiacés permettent la
résolution de la majorité des douleurs pelviennes aiguës. Parmi les
opiacés faibles, le chlorhydrate de dextropropoxyphène est l’un des
plus usités. Une forme galénique associant du paracétamol est
disponible (Di-Antalvict). La persistance de la symptomatologie après
élimination formelle d’une urgence chirurgicale justifie le recours à
des opiacés agonistes-antagonistes tels que le buprénorphine
(Temgésict). Il est exceptionnel, en dehors du contexte cancérologique,
qu’il faille faire appel à des opiacés puissants agonistes.
05Conclusion
La douleur pelvienne est le signe d’appel le plus fréquemment rencontré
en pathologie gynécolo- gique. Un examen clinique soigneux et des
examens complémentaires de routine permettent le plus souvent un
diagnostic étiologique et une prise en charge spécifique. Dans le
doute, le recours à une exploration microcœlioscopique et/ou cœliosco-
pique à visée diagnostique peut être nécessaire. La douleur, outre le
traitement étiologique, ne doit pas être sous-estimée et justifie le
recours à des thérapeutiques médicamenteuses antalgiques à doses
efficaces.
Source : Elsevier, Paris.
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