D’après le Pr Kurt Hostettmann, de l’école de pharmacie de l’université de Lausanne, “certaines plantes aux propriétés antiseptiques, expectorantes et surtout sécrétolytiques sont à même d’apporter un soulagement efficace. La palme revient sans aucun doute à l’eucalyptus, dont les feuilles séchées entrent dans la pharmacopée européenne. Antiseptique, l’eucalyptus est un décongestionnant des voies respiratoires. Il permet de mieux respirer”. Aujourd’hui, présent en pharmacie sous diverses formes (sirops, gouttes pour les inhalations, pommades pour les frictions), l’eucalyptus peut aussi se prendre en tisane. Attention, toutefois à l’huile essentielle de la plante. Une dizaine de millilitres d’huile d’eucalyptus peut entraîner la mort. En revanche, à raison de 0,1 à 0,2 ml/jour, aucun risque de toxicité n’est à craindre. Cependant, les personnes atteintes d’une maladie hépatique grave ne devraient pas en consommer, ni les enfants de moins de deux ans. A prendre aussi sous forme de pommade, d’huile nasale, de capsules pour les inhalations, pastilles à sucer, produits pour le bain. En pommade, l’appliquer sur le dos et la poitrine (jamais sur le visage ni les muqueuses) une ou deux fois par jour. En cas d’irritation de la peau, arrêter le traitement. L’eucalyptus se prend aussi en inhalations ou en pastilles à sucer plusieurs fois par jour, deux ou trois jours par semaine, jusqu’à disparition des symptômes.
Tout aussi efficace pour dégager les bronches : le miel. Autrefois, tous les sirops étaient édulcorés au miel, remplacé aujourd’hui par le sucre, probablement pour des raisons économiques, le miel étant plus cher que le sucre. Le miel a néanmoins fait scientifiquement ses preuves dans le traitement des laryngites, pharyngites et trachéobronchites. Et l’on n’a pas attendu les résultats d’études scientifiques pour le savoir. Utilisé depuis la nuit des temps, le miel est devenu pour de nombreux peuples une nourriture sacrée liée à l’énergie et à la longévité. Riche en sels minéraux, en oligoéléments, en glucides, en vitamines B2, B3, B5, B6, B9, C et en acides aminés, il fait aujourd’hui l’unanimité des scientifiques autour de ses vertus thérapeutiques. C’est donc un aliment très sain, et les substances antibiotiques naturelles qu’il contient le protègent contre toute contamination extérieure. Il peut donc se conserver indéfiniment.
Une bonne bronchite s’est longtemps soignée en ingurgitant de la soupe à l’ail bien chaude. Une autre version de ce remède ? Plongez deux gousses d’ail dans une tasse de lait froid. Portez le tout à ébullition et laissez cuire une dizaine de minutes. Buvez chaud. L’ail est l’aliment respiratoire par excellence. L’huile essentielle qu’il contient possède des vertus expectorantes et antiseptiques, et ses substances soufrées, quant à elles, désinfectent les poumons. Cela marche aussi avec de l’oignon. Faites bouillir trois oignons dans 50 cl d’eau, filerez et sucrez au miel pour faire passer le goût.
Faites bouillir 75 cl d’eau. Eteignez le feu. Ajoutez 5 gouttes d’huile de citron. Placez la tête au dessus de la casserole et inhalez la vapeur. A renouveler trois fois par jour.
Sur le thorax Avec de l’huile d’olive chaude à l’eucalyptus, à l’ail, au citron, à la lavande ou à la sauge.
de cidre sur la poitrine Le vinaigre, composé d’eau et d’acide (acétique), de sels minéraux, d’oligoéléments, de pectine et de bêta-carotène, est en effet réputé depuis des siècles de dégager les voies respiratoires supérieures – nez, gorge, sinus – et inférieures – bronches, poumons.
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Source : lesoirdalgerie.com