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Quelles conséquences si l’Euro devait prendre fin?

Écrit par Thierry Lou   
Tandis que l'Europe multiplie les actions pour contenir les effets de la crise des dettes et que les dirigeants politiques du continent tentent d'organiser une certaine stabilisation à moyen et long terme de l'Union monétaire, peu d'entre eux ne s'aventurent à commenter l'hypothèse d'une dissolution totale ou partielle de l'union européenne. Alors, qu'en disent les économistes sur le sujet ?
Si ce sombre scénario est peu abordé voire tabou, il n’en reste moins pas un sujet d’actualité qui fait œuvrer bon nombre d’économistes. Ces derniers étudient sérieusement l’éventualité de voir disparaître la zone Euro telle que nous la connaissons, ou pire la voir réduite à néant.

Quel en serait le prix ?

Le premier constat des analystes est qu’aucun pays ne serait épargné dans l’hypothèse d’un éclatement de la zone et donc la perte d’une partie de ses membres comme la disparition totale de l’Union européenne, du moins à court terme car nul ne s’est aventuré à publier (ou spéculer) des hypothèses à long terme.
Ainsi, selon Capital Economics, même une modification restreinte du périmètre de la zone comme par exemple l’exclusion de la Grèce, le Portugal et l'Irlande sur les deux prochaines années conduirait à une baisse du PIB de l’Union monétaire de 1% dès 2012 et de 2,5% en 2013, soit l’équivalent de la crise 2008/2009.
Pour sa part, la banque UBS estime que cela couterait entre 9500 et 11500 euros par habitant la première année, puis 2000 à 4000 les années suivantes pour un petit pays comme la Grèce. Partant du principe que la Grèce comptait plus de 11,2 millions d’habitant en 2009 (source INSEE), cela leur coûterait– en estimation basse - plus de 106 milliards d’euros la première année et plus de 22,4 milliards les années suivantes.
En revanche, toujours selon UBS si un pays fort comme l’Allemagne devait quitter l’Union monétaire, il lui en couterait entre 6000 et 8000 euros par habitant la première année, soit 20 à 25% du PIB du pays (plus de 490 milliards en estimation basse), puis 3500 à 4500 euros les années suivantes (plus de 286 milliards en estimation basse).

Et les conséquences sur la monnaie locale ?

Les conséquences seraient radicalement différentes en fonction de l’importance et de la crédibilité du pays. Ainsi, l’Allemagne verrait sa monnaie, le Mark, s’apprécier face au dollar (monnaie de référence internationale) tandis que les pays du sud de l’Europe verraient leur monnaie se dévaluer de 60% pour la Grèce par exemple et de 35% pour l'Italie, la Belgique ou l'Espagne, selon Nomura Securities.
Pour ces pays les plus fragiles, le coût d’une restructuration de leurs dettes et la perte de confiance des investisseurs vis-à-vis de leurs monnaies conduiraient à l’effondrement de leurs systèmes bancaires.
De fait, la population poussée par la peur d’une dévaluation massive de leurs économies serait incitée à récupérer leurs épargnes et les entreprises seraient étranglées par le manque de financement, ce qui conduirait à des troubles sociaux majeurs. En revanche, pour l’Allemagne, l’appréciation de sa monnaie pèserait sur ses exports qui pénaliseraient de fait l’équilibre de son économie.

Et pour la France ?

Selon RBS (Royal Bank of Scotland interrogé par l'AFP, Agence France Presse), il n’est pas évident que la France verrait sa monnaie, le Franc, se dévaluer même si les conséquences économiques seraient comparables à celles de l’Allemagne. Cette dernière serait par ailleurs lourdement pénalisée du fait de son exposition aux banques françaises évaluée à 200 milliards d’euros. De la même manière, la première économie mondiale, Les Etats-Unis, subirait de lourdes conséquences en cas de dislocation ou de dissolution de l’Europe dans la mesure où le pays a une exposition de près de 2000 milliards de dollar aux banques européennes.
Ainsi, si les dirigeants européens mettent toutes leurs énergies à juguler la crise européenne, ces hypothèses pourraient fort bien être au cœur des prochaines préoccupations…
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